SATISFAIT(E)?
– Oui satisfaite !
Elle était satisfaite, carrément repue…
Si l’on pouvait comparer ce qui venait de se passer à un festin, elle s’était clairement gavée et elle n’était pas la seule. Il y avait une autre protagoniste, voire la principale qui aurait fait des saltos arrières si elle le pouvait, tellement elle jubilait. Celle-là alors, Mél n’avait jamais su la dompter. Il s’agissait de celle qui guidait ses désirs inavoués :
– Sa chatte.
Elle semblait avoir enfin trouvé son maître. Il lui avait démontré ses capacités lors de l’incident du Bureau où il l’avait fait gicler et maculer de son précieux liquide le tapis du bureau de son beau-père. Jérémy, encore dur, eu un moment d’hésitation à la prendre là contre la porte mais les pas qu’ils entendirent se rapprocher l’en dissuada.
Il lui sourit.
– Ne t’en fais pas Mél, ce n’est que partie remise… un jour peut-être.
Ce peut-être un jour, ne mit pas longtemps à venir.
– Comment en était-elle arrivée là ?
Quelles ficelles avaient été tirées quelque part dans l’univers pour qu’elle se retrouve, nue, sur le pas de la porte de cette salle de bain à reluquer les petites fesses fermes et claires de Jérémy. Il lui disait encore il y a quelques minutes :
– Attends !
Fouillant dans la poche de son bermuda qui avait échoué à terre… qu’elle lui avait retiré avec hâte plus tôt. Il en sortit son portefeuille d’où il retira un carré argenté et bleu.
– Ah bon d’accord tu te balades toujours avec ?
– On ne sait jamais quand on peut tomber sur une stalkeuse coquine.
– Je ne te stalkais pas, se défendit Mél.
– Chuut, reprends moi…
Il était debout en face d’elle, dur, vraiment dur. Sa virilité battait en direction de sa bouche entrouverte. Elle était assise et à la bonne hauteur pour le prendre de nouveau… Elle l’entoura de ses lèvres chaudes. Il avança et recula son bassin de sa tête. Elle pouvait ainsi le sentir toucher le fond de son palais. L’entendant retirer la rondelle luisante de son emballage, Mél le retira de sa bouche pour rejoindre ses bourses et lui permettre de dérouler la protection.
– Ooooohhhhh
Il tressaillit.
Elle avait prit les deux boules dans sa bouche avant de les relâcher l’une après l’autre. Suivant de sa langue la fine ligne foncée elle revint vers la base de sa queue. Celle-ci était bien dressée, recouverte, luisante et prête à l’emploi.
Il lui prit le menton pour la forcer à le regarder. Tapota sa queue sur ses lèvres puis grogna.
– Tu donnes tellement envie toi !
Il se pencha, goûta à ses lèvres puis la fit basculer sur le lit.
Allongée, elle le vit lécher son pouce puis avancer sa main vers son entrecuisse. Il dessina des cercles sur son clitoris déjà enflé et dur. Ensuite glissa en elle 1, puis 2 de ses doigts. Elle n’avait aucun doute sur l’état de sa chatte trempée : faire une fellation et donner du plaisir l’excitait au plus haut point. Écartant un peu plus ses cuisses, il introduisit son gland en elle, s’arrêta juste à l’entrée de son couloir rose et humide. Il esquissa un sourire et ressortit. Revint et repartit.
Une douce torture… insupportable.
Elle lui lança un regard furieux.
– Que fais-tu ?
– Rien fit-il malicieux.
Il s’introduisit de nouveau en elle de quelques centimètres en plus, la regardant intensément.
C’était si bon de le sentir enfin en elle, si dur. Il s’enlisa profondément en elle, lui arrachant un long soupir.
– Ooooohhhhh ouiiiiii !
Le rythme initialement calme de leurs bassins allant l’un vers l’autre se fit de plus en plus rapide et synchronisé avec les gémissements des deux amants.
C’était si bon… Elle se sentait transportée.
Quand il souleva ses jambes pour les poser sur ses épaules en collier et qu’il se mit à lui mordiller la jambe tout en maintenant le martellement en elle, elle sentit une grosse vague montée en elle.
– OOOhhhh Jé c’est bonnn !
– Oui ma chérie, j’adore te sentir comme ça !
Il ralentit un instant et en profita pour la mettre sur le côté. Leurs cuisses se sont retrouvées emboitées comme de parfaites pièces de puzzle. Mél avait l’impression de sentir Jérémy au niveau du bas de son ventre tellement il était profondément en elle. Leur pubis se frôlaient.
Elle se sentit perdre pied, proche de l’évanouissement mais elle en voulait encore.
Sa chatte mouillait en continue, encourageant les va-et-vient du jeune homme et en les rendant de plus en plus glissants. Bougeant en elle, il lui caressait la poitrine pinçant au passage un de ses tétons d’une main tandis que l’autre main jouait avec son clitoris.
Il rapprocha son visage du sien avide de ses lèvres. Il l’embrassa avec impatience puis se redressa.
– Comment en était-elle arrivée là ? Était-ce réellement important ?
Elle n’y croyait presque pas. A ce moment surréel, en symbiose qu’ils venaient de passer ensemble… l’un dans l’autre. Son plaisir avait atteint un palier qui lui était à ce jour encore inconnu. Elle n’aurait pas pu le décrire et ses cris ne désemplissaient pas la pièce.
– Comment ?
Elle se souvenait vaguement de comment, en sortant de la poste dans l’après-midi, elle l’avait croisé près d’un tabac. Il en sortait avec son paquet de cigarette.
– OHHH ! Hey Stranger, s’était-il écrié en la voyant.
– Helloo toi !
– Vous ici ? Me stalkerais-tu ?
– Ne te flatte pas trop Jé !
– Ben à ce que je sache tu habites à des kilomètres d’ici et quand tu viens à la capitale, tu restes chez ta cousine et elle ne vit pas du tout dans les parages.
– C’est une longue histoire.
– Que tu vas me raconter, bien sûr !
– Non ça ira.
– J’insiste et tu tombes bien. Je suis sorti de chez moi pour marcher un peu et j’en ai profité pour me recharger en poison.
– Ah au moins tu sais que ce n’est pas le mieux pour toi.
– Oui maman ! On se prend un verre si tu as du temps bien sûr.
Elle n’avait rien prévu à part regarder Lucifer sur Netflix dans sa chambre d’hôtel.
– Euh oui d’accord ! Mais on peut le prendre à mon hôtel ?
– Ton hôtel ? Tu viens dans mon quartier et tu vas à l’hôtel ?
– Calme-toi.
– ….
– Déjà ce n’était pas prévu d’avance, du coup ma cousine ne pouvait pas me recevoir et je ne savais pas que tu vivais précisément dans le coin.
– Uhum…
– C’est vrai, j’ai pris mon billet de train et réservé mon hôtel hier en last minute avec une bonne offre. Dieu merci !
– Le sms tu connais ?
– Tu es fol, arrête de faire de fausses histoires. Je n’allais pas te déranger à la dernière minute. Tu me connais mieux que ça non ?
– Mouais.
– Arrête de faire la moue. Il y a un verre au bar et un dîner offert en voucher dans mon offre c’est pour cela que je te propose mon hôtel. Il est sympa et ce serait dommage de gâcher.
– Il est où ton hôtel déjà ?
– Sur la place du château.
– Sérieux ? Il y en a qu’un seul et ce n’est pas n’importe quoi !
– Oui je sais et je t’ai dit que j’ai une offre. ALLEZ viens !
Elle passa son bras sous le sien et ils prirent la direction de son hôtel qui se trouvait à environ un quart d’heure à pied du Tabac. Elle rigolait aux blagues qu’il lui racontait entre deux bouffées de cigarette. Il était vraiment drôle et surtout charmant dans sa chemise fleurie à manches courtes. Elle se mariait à souhait avec la couleur rouille de son bermuda. Il avait des vans à carreaux noirs et blancs à ses pieds. Sa tenue mettait en valeur son teint chocolat au lait. Le scribe égyptien tatoué sur l’entièreté de son mollet droit brillait un peu. Il l’avait certainement recouvert de crème solaire en partant de chez lui.
Dix-huit heures sonnaient lorsqu’ils atteignirent le hall de l’hôtel.
Ils se dirigèrent vers le bar pour s’y installer. Lui demanda un verre de whisky sans glaçons et elle un verre de Pouilly-fumé.
– Alors tu me racontes ton histoire de comment tu te retrouves près de chez moi et que tu ne me stalkes pas pour prendre ta revanche ?
– Ma revanche ?
– Oui, tu as bien entendu.
– Tu es sûr de vouloir prendre cette pente ?
– Tant qu’elle est glissante, I am down for it babe.
– Tu es un pervers.
– Et toi beaucoup plus coquine que tu ne le laisses paraître.
Oui c’était partit de là.
Du bar de l’hôtel…
Leur flirt les avait mené à l’ascenseur. Ils étaient tellement impatients de se sauter dessus qu’une fois qu’il arriva ils s’engouffrèrent dedans. Les portes s’étaient à peine refermées que Mél plaqua le jeune homme contre le fond de l’ascenseur pour échanger un baiser plein de fougue. Elle ne voulait pas perdre une minute de celles que l’ascenseur mettrait pour arriver au dixième étage où se trouvait la chambre 1069 : sa chambre.
En sortant de l’ascenseur, ils croisèrent le regard désapprobateur d’une dame d’un certain âge qui attendait de le prendre. Ils éclatèrent de rire en marchant dans le couloir.
– Tu es folle !
– Elle n’a rien vu, arrête.
– Je ne pense pas…
Mél suivit son regard vers sa blouse entrouverte d’où allait s’échapper son sein droit.
– Ahhh, ça ?
Dans d’autres circonstances, elle l’aurait rangé. Le défiant du regard elle dénuda entièrement son sein. Tira sur le pan de sa blouse et baissant au passage sa bralette en dentelle de couleur prune pour dévoiler un téton déjà dur. Elle remonta son sein vers sa bouche et y posa le bout de sa langue :
– On partage ?
– Tu me cherches !
– T’ai-je trouvé ?
Il la rejoint en un pas et plongea sa tête dans son décolleté.
C’était donc ainsi qu’elle s’était retrouvée quelques minutes plus tard dans sa chambre avec lui. Qu’elle l’avait embrassé langoureusement au milieu de la pièce. Goûtant à chacune des parties de son corps en commençant par sa joue, qu’elle ne manqua pas de mordiller en se rendant à son lobe d’oreille sur lequel elle passa lentement sa langue. Elle s’enivra ensuite de son parfum dans son cou.
Il semblait calme mais la température de son corps indiquait une excitation montante.
– Il y en a une qui veut se venger.
– Du tout, je veux juste te rendre la pareille enfin…
– Uhum intéressant. Montre-moi.
– Ressens plutôt. Fit-elle en caressant ses lèvres de son index.
Elle retira son jean afin d’être à l’aise et s’accroupit devant lui en tirant sur son bermuda pour atteindre sa demi-molle, carrément exploitable. Elle le libéra de son boxer et regarda avec gourmandise sa queue qui n’allait pas tarder à durcir pour elle. Elle posa d’abord sa langue sur son gland. On aurait dit qu’elle avait un chupa chups entre les lèvres.
Il avait un goût légèrement salé.
Mél recouvrait à présent la turgescence de Jérémy de sa salive chaude pour mieux le faire glisser. Elle positionna ses lèvres de manière que ses dents ne le touchent jamais.
– Uhhuuumm c’est bon, grogna-t-il.
Jérémy caressait ses cheveux et guidait sa tête vers son aine avant de finalement maintenir sa tête contre lui. Elle agrandit l’ouverture de sa bouche et le sentit dans sa gorge. Il y resta un court instant avant de lui baiser littéralement la bouche.
– Oui il lui baisa la bouche.
Comment en étaient-ils arrivés là ? Lui prenant sa douche et elle le dévorant encore du regard. Leurs yeux se croisèrent et ils échangèrent un sourire.
Oui, elle était satisfaite. Elle avait pris beaucoup de plaisir avec lui une nouvelle fois. Et à l’avoir entendu et observé il l’était également.
Résultat des courses, ils avaient failli louper le dîner qu’ils ont finalement pris très tard et demandé à faire monter en chambre.
Cet intermède se termina ainsi par un match nul.
MÉLANIE : 1 – JEREMY: 1
Mes remerciements aux lecteurs qui m’ont chauffé pour faire une suite à l’histoire LE BUREAU .
J’espère que cela vous a plus ☺️!
Faites-le moi savoir. Et Merci encore pour votre patience.



4 commentaires
Carinton
J’ai été littéralement transportée par cette suite du Bureau.
Rondement bien écrit ..
Bravo Shana
Shana Khan
Coucou Carinton,
Je suis ravie de voir que Mèl et Jé t’ont embarqué avec eux.
Merci de toujours me lire :).
Stone
Une troisième partie…
Nice
Shana Khan
Bonjour Stone,
Euuhhh! Moi je suis à court d’inspiration sur la suite mais je veux bien que tu me proposes une suite.
La rubrique » The Floor is yours » est faite pour ça 😉
Merci de m’avoir lu !
Shana.